thuram (marcus) (P.Lahalle/L'Equipe)
Amical

Equipe de France : Les promesses de Marcus Thuram

Pour sa toute première convocation en équipe de France, Marcus Thuram était titulaire face à la Finlande (0-2). Face à un adversaire relativement faible et malgré la défaite, l'attaquant de Mönchengladbach a tout de même rendu une copie encourageante.

Impossible de ne pas y penser. Voir le nom de Thuram sur la feuille de match d'une rencontre de l'équipe de France nous a évidemment rappelé de glorieux souvenirs. Ceux de son père, Lilian, champion du monde 1998, champion d'Europe 2000, recordman du nombre de sélections (142). Pas le même poste, pas le même début de carrière, mais une même destinée, celle de faire partie du groupe France. Profitant des différents forfaits pour s'offrir une première titularisation dès sa première convocation, Marcus Thuram, douze ans après la dernière apparition de son paternel en Bleus, donnait quasiment l'impression d'être un ancien ce mercredi soir face à la Finlande. L'ancien de l'En Avant Guingamp semblait en effet dans son jardin : sourire et concentration à la sortie du tunnel, mais surtout, une omniprésence sur toutes les attaques tricolores de la première demi-heure comme s'il était le joueur majeur du 4-4-2 de Didier Deschamps.

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Deux occasions qui auraient pu tout changer

Il faut dire que le joueur du Borussia Mönchengladbach avait un sérieux coup à jouer dans un secteur, celui du milieu offensif gauche, où la concurrence est (très) rude : Anthony Martial, Kingsley Coman, Ousmane Dembélé, Thomas Lemar, Houssem Aouar et d'autres encore sont candidats. Mais Marcus Thuram était loin d'y penser sur le pré : dès l'entame, l'homme qui a dernièrement inscrit un doublé face au Real Madrid en Ligue des champions s'est montré très actif pour amener le danger sur la cage de Jesse Joronen (6e). Avec un gros volume de course, Marcus Thuram possède également un bon jeu de tête. Lui qui révélait dans une interview à FF qu'il n'aimait pas vraiment ça au début de sa carrière. Du haut de son mètre 92, il était tout proche d'ouvrir le score au quart d'heure de jeu mais sa frappe heurtait la barre transversale (15e).

Déçu mais pas rassasié, loin de là, le jeune attaquant multipliait les courses pour se démarquer. Sur un centre de Léo Dubois, il était en très bonne position pour marquer mais il manquait sa volée de près (17e). Deux opportunités qui, comme le concédait Antoine Griezmann en fin de partie sur M6, aurait pu donner «un autre match» si elles avaient été transformées. Secoué, comme ses coéquipiers, par les deux réalisations finlandaises, Marcus Thuram continuait d'attirer les ballons comme un aimant sur le couloir gauche. Sa bonne entente avec Lucas Digne permettait aux champions du monde en titre de créer les décalages. La comparaison avec l'autre flanc était bien accablante pour Dubois et Moussa Sissoko. Avec plus de 40 ballons touchés lors des 45 premières minutes, le numéro 22 s'était essayé également à quatre reprises. Personne n'a fait mieux dans ce premier acte encourageant.
«J'essaie d'apprendre beaucoup, de regarder comment les joueurs internationaux évoluent en équipe de France et gagner le plus d'expérience possible le plus rapidement possible.»
Polyvalent et à l'aise balle aux pieds, Thuram n'a pas hésité à dézoner à plusieurs reprises afin d'apporter le surnombre dans la surface de réparation. Ses sollicitations dans le cœur du jeu ont mis en lumière les appels de son compère du soir. Mais l'euphorie autour de Thuram retombait nettement après le repos. Sur le terrain pendant l'intégralité de la partie, il n'a pas su en remettre une couche quand les Bleus tentaient de revenir laborieusement (FF lui attribue la note de 6, la meilleure chez les Bleus). Il a manqué un sauveur, comme à l'époque de son père. En 1994, le bizutage de Lilian Thuram chez les Bleus, face à la République tchèque, était passé tout proche de se solder également par une défaite. Mais l'entrée d'un certain Zinédine Zidane changera la donne (0-2 à la pause, 2-2 au final avec un doublé de ZZ). «J'essaie d'apprendre beaucoup, analysait un Thuram qui paraissait amer au coup de sifflet final sur M6. J'essaie de regarder comment les joueurs internationaux évoluent en équipe de France et gagner le plus d'expérience possible le plus rapidement possible.» Qui sait, le héros, un jour, ce sera lui.
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djad16 12 nov. à 21:21

Thuram , l'unique satisfaction de la soirée .

Charbey 12 nov. à 19:23

Relax, c’est l’équipe B de la Finlande...

RensenbrinkRIP 12 nov. à 2:35

Marcus, répète après moi: Veni vidi mais pas vici

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