lemar (thomas) (B. Cremel/L'Equipe)
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À lire dans France Football, l'interview de Thomas Lemar : «Maintenant, j'ai l'ADN de l'Atlético»

Après un long passage à vide, le champion du monde 2018 Thomas Lemar enchaîne les gros matches avec l'Atlético Madrid. Dans un long entretien accordé à FF, il revient sur ses difficultés, le boulot engagé pour remonter la pente et fixe ses objectifs pour les mois à venir

Son passage à vide

«Il y a eu un manque d'adaptation de ma part. Je le dis. J'ai mis beaucoup de temps à m'adapter au système et au style de jeu de l'Atlético. Maintenant que j'arrive à mieux comprendre et à mieux appréhender tout ça, ça va beaucoup mieux. Je sens que j'ai en moi cet ADN. J'ai en moi ce fait de devoir toujours être sur tous les ballons, d'être conquérant, d'avoir toujours envie de gagner, d'être tout le temps au pressing, d'être tout le temps dans les duels, de jouer vers l'avant. C'est ça l'Atlético. Et maintenant que j'ai compris et assimilé tout ça, je donne le maximum et ça ressort plutôt bien sur le terrain ces derniers mois. Je suis vraiment content.»

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Le boulot

«Quand je finissais les entrainements, je rentrais, je bossais, je m'imposais des séances supplémentaires. Le confinement m'a permis de bien me remettre en forme. J'ai beaucoup travaillé sur mes points faibles. Je voulais vraiment rester concentré sur mon travail pour reprendre du temps de jeu, reprendre du plaisir, retrouver mon niveau et jouer pour l'Atlético. Ça ne dépendait que de moi. Je ne devais rejeter la faute sur personne. C'était moi qui étais sur le terrain.»

Le déclic

«J'ai beaucoup échangé avec le coach. Il m'a demandé ce qu'on pouvait faire pour améliorer ma situation. Il m'a écouté, je l'ai écouté, je lui ai toujours dit que j'étais un joueur d'axe. Après, s'il me mettait à gauche, je donnais mon maximum, pas de problème. A droite, pareil. Mais j'étais plus à l'aise au milieu. J'ai voulu retrouver mon style, ma manière de jouer. Ce replacement axial me permet d'être plus libre, de retrouver mes phases de jeu, où je peux aller à gauche, à droite, garder le ballon, le toucher plus souvent, plutôt qu'une fois toutes les quinze minutes sur un côté.»

Les objectifs

«L'équipe de France est très importante pour moi. J'avais l'habitude d'y aller. Ç'a m'a touché de ne plus y être, ça m'a touché de ne plus être à Clairefontaine avec mes coéquipiers. Mais ça m'a aussi beaucoup boosté. J'ai très envie d'y retourner, de me surpasser pour retrouver ce maillot et d'atteindre mon objectif qui est l'Euro. J'ai cet objectif dans un coin de ma tête. Quand ça n'allait pas, j'y pensais et ça me poussait à me dépasser encore plus. J'aime ce maillot bleu.» 

Propos recueillis par Olivier Bossard 

Retrouvez l'interview de Thomas Lemar dans le nouveau numéro de France Football en kiosque ou ici en version numérique en cliquant ici.
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RensenbrinkRIP 28 janv. à 5:30

C’est vrai, comme le dit si bien Gauchos, qu’il y a une intelligence à la nantaise chez Lemar. Une association avec le José Touré de la finale de la coupe de France 1983 aurait été aussi grandiose. Un Coco Suaudeau se serait régalé avec Lemar. Il y aussi un je ne sais quoi de Donadini du Milan chez Lemar, mais sur l’autre aile.

Gauchos 27 janv. à 6:21

Qu’il serait bon, doux, agréable, et même enchanteur de revoir évoluer ce footballeur au jeu si soyeux au niveau qui était le sien par une si douce soiree d’aout face a des néerlandais qui n’émanait que la sueur et l’effort face à tant de grâce. C’était si beau qu’on se demande encore si ce n’était pas un mirage. Des réminiscences d’un autre soir d’août, le 19, en 1994, où Pedros et Loko ont inventé un ballet qui n'a jamais été rejoué depuis.

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