mendy (benjamin) (P. Lahalle/L'Equipe)
ANNIVERSAIRE

Où en est Benjamin Mendy, qui fête ses 25 ans ce mercredi ?

Il était annoncé comme le futur titulaire en puissance de l'équipe de France au poste de latéral gauche. Benjamin Mendy, qui fête ses 25 printemps ce mercredi, a vécu une année pour le moins délicate du côté de Manchester City. La faute à des pépins physiques qui n'en finissent plus. A l'aube de son second quart de siècle, le Citizen se donne corps et âme pour revenir au plus haut niveau.

Qu'il semble loin le temps où les débordements de Benjamin Mendy enchantaient le stade Louis-II, quand l'AS Monaco comptait encore Kylian Mbappé, Fabinho ou Bernardo Silva dans ses rangs... Certes, la 24ème année du natif de Longjumeau a démarré de la plus belle des manières, une Coupe du monde à la main. De quoi repartir sur de très bons auspices pour Mendy, arrivé en Russie tout juste rétabli. Quatre passes décisives en début de saison avec City, on pense alors que l'aventure anglaise du joueur formé au Havre est définitivement lancée. Avant une succession de couacs en tout genre. Au total, quinze petits matches toutes compétitions confondues. Soit quarante-trois manqués.
«Il doit prendre conscience qu'il doit prendre soin de son corps. Sur et en dehors du terrain. Il le sait.»
Rupture des ligaments croisés, entorse du genou, lésion au ménisque, rien ne semble avoir épargné Mendy depuis deux ans. Dernière opération en date : une arthroscopie du genou en mai dernier. Fragilité chronique ? Difficulté d'adaptation aux exigences physiques de la Premier League ? Manque de rigueur dans sa rééducation ? Il y a sûrement du vrai dans chacun de ses points : «Il doit prendre conscience qu'il doit prendre soin de son corps. Sur et en dehors du terrain. Il le sait. Ce sont les exigences du très haut niveau. Je ne désespère pas que ça entre dans son cerveau», prévenait déjà Didier Deschamps un an plus tôt. Comme pour dire que dans sa malchance, Benjamin Mendy a peut-être une infime part de responsabilité. En Catalogne auprès du médecin de confiance de Pep Guardiola, Ramon Cugat, Mendy ne festoyait pourtant pas avec ses coéquipiers lors du triplé des Skyblues en mai dernier. Objectif ? Aborder l'exercice 2019-2020 en pleine possession de ses moyens.

Déjà absent à la reprise...

Juillet bien entamé, force est de constater que ça ne sera pas immédiatement suivi d'effet. Absent du groupe de 26 joueurs qui s'est envolé pour le stage de pré-saison à Hong-Kong, l'ancien Monégasque entame une énième phase de convalescence, alors que son genou gauche refuse de le laisser tranquille. Pis, Mendy doit aujourd'hui faire face à un nouvel obstacle. Las de colmater l'absence du Français avec des solutions provisoires (Zinchenko, Delph voire Laporte), les pensionnaires de l'Etihad Stadium ont racheté Angeliño 12 millions d'euros au PSV Eindhoven. Une situation de concurrence inédite avec un préposé au poste, nommé deux saisons d'affilée meilleur latéral gauche d'Eredivisie, qui met aujourd'hui le numéro 22 sous pression. A tel point que le London Evening Standard décrit l'exercice à venir comme celui de la «dernière chance» pour Mendy. S'il parvient enfin à se délester de ses soucis de santé, Benjamin Mendy pourra prouver que Pep Guardiola ne s'était pas trompé sur son compte. Pour le plus grand plaisir de Marcelo Bielsa.

Corentin Rolland
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :