Jul 19, 2019; South Bend, IN, USA; Liverpool head coach Jurgan Klopp on the sideline in the first half of a preseason preparation soccer match against the Borussia Dortmund at Notre Dame. Mandatory Credit: Trevor Ruszkowski-USA TODAY Sports (L'Equipe)
Angleterre

Mercato et matches de préparation : le point sur l'été de Liverpool

L'euphorie de la saison précédente retombée, Liverpool ouvre une nouvelle page de son histoire. De retour aux affaires, le champion d'Europe en titre vient d'entamer sa préparation et s'est envolé cette semaine pour les Etats-Unis. Dans la ligne de mire des Reds, un trophée de Premier League qui n'a plus foulé le sol d'Anfield depuis 1990.

Liverpool peut-il faire mieux ? La question mérite d'être posée tant les Scousers se sont révélés performants la saison passée. Au bord de la Mersey, on table davantage sur une baisse de régime de Manchester City que sur un franchissement de la barre des cent points en Championnat (97 en 2018-2019 avec une seule défaite au compteur). Faire mieux, ou au moins aussi bien, ne sera pas non plus une mince affaire sur la scène européenne. L'hégémonie du Real Madrid entre 2015 et 2018 semble avoir fait oublier à tout un chacun que rééditer pareil exploit relève du miracle. Et pour cause : personne n'a remporté deux fois consécutivement la Ligue des champions (dans son format actuel) avant la Casa Blanca.
Non, à Liverpool, hormis la poursuite du titre en Premier League, il n'y a bien que les coupes nationales, talon d'Achille des Reds l'an passé, qui constituent in fine la véritable marge de progression. Deux éliminations au troisième tour, à Wolverhampton en FA Cup et face à Chelsea en League Cup, aisément expliquées par une hiérarchisation des priorités. A Melwood, centre d'entraînement du club, la donne était claire : le Championnat et la C1 d'abord, les coupes ensuite. Jusqu'au City de Pep Guardiola, en Angleterre, tout rafler était une utopie.

La stabilité comme mot d'ordre

Satisfait d'un groupe étoffé dans tous les secteurs du jeu, Jürgen Klopp avait prévenu que l'intersaison ne serait pas des plus animées : «Le marché des transferts est ouvert jusqu'au 8 août. Nous allons voir ce que nous allons faire mais je ne pense pas que ce sera la plus grande fenêtre de transferts de l'histoire». Pas de panic-buy donc, cette transaction astronomique de dernière minute qui fait autant le charme de la Premier League que les erreurs de casting monumentales qu'elle peut engendrer.

Sept départs ont été enregistrés par le Liver bird : que des éléments pas ou peu utilisés. Barré par Robertson et Milner, Alberto Moreno a été cédé gratuitement à Villarreal. De Reims, Sheyi Ojo a de nouveau été prêté, cette fois aux Glasgow Rangers, alors que Marko Grujic est de son côté retourné au Herta Berlin. Quant à Sturridge, Bogdan et Randall, tous trois ont été libérés par Liverpool. Seul Danny Ings, transféré à Southampton moyennant 22 millions d'euros, a pour l'instant renfloué les caisses. Le club est toutefois dans l'expectative quant aux cas Clyne, Lovren et Lallana.
«On a déjà des recrues. Oxlade-Chamberlain, Rhian Brewster, ils n'avaient pas joué la saison dernière. Tous ces jeunes joueurs sont comme des nouveaux joueurs pour nous» (Jürgen Klopp)
Au rayon des arrivées, si certains noms ont fait les choux gras de la presse (Coutinho, Pépé, Ceballos), le club privilégie la filière jeune. Sepp van den Berg a d'ores et déjà rallié la Mersey, lui qui, du haut de ses 17 ans, est déjà apparu vingt-et-une fois sous le maillot du PEC Zwolle en Eredivisie. Ajoutez à cela une possible réintégration de Harry Wilson, auteur d'une saison canon avec Derby County à l'étage inférieur (quinze buts), et l'éclosion possible des Rhian Brewster et autres Curtis Jones. Klopp pourra en outre bénéficier d'un renfort en interne en la personne d'Alex Oxlade-Chamberlain. «On a déjà des recrues. Oxlade-Chamberlain, Rhian Brewster, ils n'avaient pas joué la saison dernière. Tous ces jeunes joueurs sont comme des nouveaux joueurs pour nous», s'est enthousiasmé le coach allemand. Touché aux ligaments en avril 2018, l'ancien Gunner effectue son grand retour sur les pelouses, lui qui avait littéralement crevé l'écran dans un rôle plus axial. Une solution qui s'ajoute aux Fabinho, Milner, Henderson, Wijnalum, Keita ou Lallana.

Le Community Shield dans le viseur

En attendant d'éventuels mouvements, Liverpool a inauguré sa préparation par des matches amicaux contre Tranmere (D3 anglaise) et Bradford (D4 anglaise), sanctionnés par autant de succès (6-0 et 3-1). Deux rencontres dans lesquels le jeune Brewster, justement, a déjà inscrit trois buts. «Rhian Brewster est un top attaquant. Il aura un rôle important cette année», a certifié Jürgen Klopp, désireux d'intégrer son numéro 24 dans la rotation offensive. Sans ses internationaux sud-américains (Alisson, Firmino), africains (Mané, Salah) auxquels s'ajoutent deux convalescents (Keita et Shaqiri), l'équipe s'est ensuite envolée pour les Etats-Unis.
Dans la nuit de samedi, 40 000 paires d'yeux ont assisté à la première défaite des Reds, battus 3-2 par Dortmund. Un match poussif, dont il est difficile de tirer des conclusions au regard des absents et de la chaleur étouffante qui régnait dans le Notre Dame Stadium de l'Indiana. Seule la revue d'effectif (vingt-et-un joueurs alignés) semble donner raison à Klopp, à l'image des deux buteurs Harry Wilson et Brewster, encore lui. Restent le FC Séville et le Sporting Portugal avant un retour sur le Vieux Continent. Deux derniers matches amicaux (Naples et Lyon) feront office de préparation au Community Shield, le 4 août contre Manchester City. Pour poser les bases d'une saison peut-être encore historique.

Corentin Rolland
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paktiktak33 22 juil. à 7:38

Allee les reds vous pouvez faire qqchose cette saison d'aussi spectaculaire que la dernière

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