Rapinoe, double buteuse face à la France. (F. Faugère/L'Equipe)

Megan Rapinoe accepte une invitation des démocrates au Congrès

La star américaine Megan Rapinoe a accepté une invitation des démocrates au Congrès après avoir annoncé qu'elle refuserait d'honorer celle du président Donald Trump pour dénoncer sa politique.

Le rayonnement de la star de l'équipe des Etats-Unis, Megan Rapinoe, double buteuse face à la France vendredi en quarts de finale de la Coupe du monde (2-1) va bien au-delà du terrain. Quelques jours après avoir annoncé qu'elle refuserait d'honorer l'invitation du président Donald Trump pour dénoncer sa politique, l'attaquante, qui reste de marbre pendant l'hymne américain, a accepté celle d'une élue démocrate à la Chambre des représentants.

«Ce n'est peut-être pas la Maison Blanche mais nous serions heureuses d'accueillir Megan Rapinoe et toute (la sélection féminine américaine) pour un tour de la Chambre des représentants quand elles le veulent», a proposé vendredi soir sur Twitter la jeune élue progressiste Alexandria Ocasio-Cortez, étoile montante du parti démocrate qui contrôle la chambre basse du Congrès américain.

«C'est comme si c'était fait», a rapidement répondu la joueuse emblématique de la sélection américaine, qui avait avait affirmé jeudi à Paris que le gouvernement américain actuel «ne pense pas comme nous et ne se bat pas pour les mêmes choses que ce pour quoi nous nous battons». Deux jours auparavant, elle avait lancé qu'elle n'irait «pas à la putain de Maison Blanche» où il est de coutume que le président américain invite les équipes ayant été sacrées dans de grandes compétitions.

L'actuelle attaquante d'Orlando Pride, qui revendique son homosexualité, est engagée politiquement. Elle a notamment rejoint le mouvement de boycott de l'hymne américain lancé par le joueur de football américain Colin Kaepernick en 2016 pour protester contre les violences policières visant les Noirs. Le président américain l'avait pris à partie mercredi, affirmant que «Megan ne devrait jamais manquer de respect à notre pays, à la Maison Blanche et à notre drapeau». «Megan devrait d'abord GAGNER avant de PARLER !», avait-il ajouté, en soulignant qu'il inviterait les joueuses américaines quel que soit leur résultat dans la compétition.