(A. Mounic/L'Equipe)
Ligue 1 - PSG

Ligue 1 : Face au MHSC, Kimpembe-Draxler, une bromance en déliquescence

Défait à Montpellier (3-2), le Paris Saint-Germain est en crise. Et au milieu de celui-ci, Julian Draxler et Presnel Kimpembe affichent un niveau loin de leurs standards. Sans confiance ni sérénité.

Le contexte n'aide ni les joueurs ni les résultats, améliore encore moins la confiance. Et à l'heure où chacun veut trouver un coupable aux mauvais résultats parisiens, le tandem Kimpembe-Draxler est apparu bien terne, d'autant plus à Montpellier, lui qui a livré une prestation très décevante lors de la défaite des siens à la Mosson (3-2). Potes dans la vie, Presnel Kimpembe et Julian Draxler symbolisent en quelque sorte le non-match de Paris dans le sud. Rare sont les fois où Paris se créé aussi peu d'occasions dans un match, sans compter deux buts quasi miraculeux. Draxler, lui, s'est illustré par toutes ses imprécisions. Kimpembe, de son côté, par sa fragilité et son manque de sérénité, à l'image de son année 2019 et ses cagades à répétition.

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De longues minutes de naufrage

Sur le plan statistique, Draxler a par exemple perdu 13 ballons - Neymar pointe à 26 - et s'il s'est certes quelque peu réveillé en seconde période (voir plus bas), le match de l'Allemand demeure une énigme. Son positionnement, au milieu par défaut, ne l'aide pas des masses, mais ni ses déplacements ni ses ouvertures n'ont aidé à une animation offensive bien morose. Côté Kimpembe, son but contre son camp l'a plombé (18e) avant un petit quart d'heure cataclysmique. Une passe ratée (30e), entre autres, qui aboutissait sur une occasion pour Montpellier. Puis un duel perdu (43e) avant une reprise de volée heureusement ratée par Delort pour le Paris Saint-Germain. À l'image des derniers temps, en somme, et du visage global du club de la capitale.

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Une deuxième période bien meilleure

Heureusement pour le PSG, la paire franco-allemande a repris le sens du match au retour des vestiaires. Draxler restait imprécis à certains moments, Kimpembe n'a pas excellemment brillé par ses interventions, mais c'est avec une toute autre sérénité et un autre impact que le duo relevait la tête. Kimpembe gagnait à nouveau des duels devant Delort comme dans la surface adverse sur corner, et Draxler fut de son côté proche d'inscrire le but du 3-1. Après une sortie de balle limpide (rare ce mardi côté PSG !) et un jeu en triangle entre Alves, Di Maria et l'Allemand, ce dernier dribblait Lecomte puis frappait, sans succès puisque Pedro Mendes réussissait un merveilleux sauvetage sur sa ligne (70e).
Du mieux, donc, au fil des minutes pour les deux potes de vestiaire, mais un climat toujours aussi délétère.
Rebelote six minutes plus tard après un contre rondement mené où Draxler servait Di Maria, l'action aboutissant sur une situation dangereuse mais pas de frappe. Du mieux, donc, au fil des minutes pour les deux potes de vestiaire, mais un climat toujours aussi délétère. Et la défaite n'aidera pas à retrouver un brin de confiance. Pour Draxler et Kimpembe, qui ne pouvaient pas grand chose sur le but de Delort (80e) ni Camara (85e) - si ce n'est alerter Paredes du pressing adverse -, l'urgence est de retrouver le droit chemin. Et vite, de préférence.

A.B.
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Gaucho 1 mai à 11:41

La maladie du foot françaisOn est deux fois champions du monde mais à chaque fois avec un onze titulaire qui joue quasi exclusivement à l étranger. En France nos divas son arrosées de pognon et mises en exergue dans les médias quasi immédiatement après quelques prestations de très bonnes factures. Qu' elles pètent les plombs, c est normal et naturel. Mais ensuite personne pour les recadrer et les accompagner.

rousseau92320 1 mai à 9:33

Un bon entraîneur ne laisse pas couler ses joueursTuchel les laisse tous sombrer les uns après les autres....

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