Espagne

Liga : Javier Tebas persuadé que « la saison va reprendre »

Javier Tebas, le président de la Liga, ne veut pas envisager un arrêt définitif des Championnats domestiques et des Coupes d'Europe.

Au cours d'une table ronde avec une quinzaine de journalistes européens, qui s'est tenue ce mardi matin, Javier Tebas, le président de la Liga, s'est montré confiant dans la reprise de la saison. « Nous étudions différents scénarios, avec différentes dates de redémarrage, à huis clos ou pas, mais ce n'est pas une option de penser que l'on ne va pas rejouer, assure-t-il. Je suis persuadé que les Championnats nationaux et les compétitions européennes pourront être achevés. »
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Pour le patron de la Ligue espagnole, « il existe trois scénarios : "1. La Liga reprend le 28 mai, se dispute en juin et les compétitions européennes se déroulent en juillet. 2. La Liga redémarre le 6 juin et se joue en même temps que les coupes d'Europe jusqu'à la fin juillet. 3. La Liga repend le 28 juin, se déroule en juillet et les Coupes européennes en août." »
Mais il a tout de même chiffré le dommage de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 pour le Championnat d'Espagne dans les différents cas de figure. « Cela nous coûterait 1 milliard d'euros s'il y avait une annulation de la fin de saison, poursuit-il. Le coût serait de 350 millions d'euros en cas de matches à huis clos et tout de même de 150 millions d'euros si l'on joue avec des spectateurs. »

Droits TV et fair-play financier

Persuadé que la Liga et les autres Championnats vont reprendre, sans doute à huis clos, il refuse que cela soit un motif pour les diffuseurs de renégocier à la baisse les contrats : « Dans cette hypothèse, les chaînes de télévision doivent régler les sommes dues. Elles auront même plus d'audience puisqu'elles seront suivies par les personnes qui se rendent d'habitude dans les stades. »
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Par ailleurs, celui qui a souvent pourfendu le PSG, coupable, à ses yeux, d'avoir des moyens surdimensionnés grâce à l'État du Qatar, ne veut pas que le fair-play financier soit abandonné, à l'avenir, en raison de la crise : « La position des ligues européennes est que le fair-play financier doit continuer. Sinon, on aurait des clubs qui ne paieraient plus leurs dettes, avec un effet domino catastrophique pour tout le football européen. »
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