Romain Thomas est membre du comité directeur de l'UNFP. (B. Papon/L'Équipe)
Carnet de bord Thomas

Le quotidien de Romain Thomas pendant le coronavirus, épisode 25 : « Petite dédicace à Mathias Pereira Lage, notre "Père Castor" »

Épisode 25 du carnet de bord de Romain Thomas. Papa de Mila (3 ans et demi) et de Malone (né le 16 mars), le défenseur du SCO Angers raconte son quotidien pendant l'interruption de la Ligue 1 depuis le samedi 14 mars, date à laquelle le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les commerces non essentiels.

« Mardi matin, pendant que Sabrina faisait des exercices scolaires avec Mila, j'étais au téléphone avec mon conseiller en gestion de patrimoine, Manuel Lerat. Il travaille à ESC (Europ Sports Conseils) qui dépend de l'UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels) et s'occupe de moi depuis que je suis arrivé à Angers en 2013. Je voulais faire un bilan avec lui sur mon patrimoine, mes investissements, mes encours...
Quand j'étais au stage UNFP en 2010 (non conservé par Brest, il s'était retrouvé au chômage), je me suis renseigné sur tout ce que le syndicat proposait. C'est là que j'ai découvert ESC. J'ai commencé à investir quand je jouais, sous contrat fédéral, à Carquefou (2010-2013, CFA puis National). Et je me suis surtout constitué un patrimoine quand j'ai commencé à "bien gagner ma vie" en signant à Angers en 2013.
Manuel Lerat m'a conseillé d'établir un plan diversifié au niveau du patrimoine. J'ai d'abord investi dans de l'assurance-vie, puis dans la pierre-papier (l'immobilier locatif) à travers une SCPI. J'ai aussi acheté deux appartements pour les mettre en location, un en Seine-et-Marne et l'autre en Indre-et-Loire. J'ai aussi pris des parts, avec Vincent Manceau, dans une salle de sport à côté d'Angers, Cap'Adapt adaptée aux valides et aux personnes en situation de handicap. Et cette année, avec Sabrina (son épouse), nous avons acheté une maison.

« Ouvert à baisser temporairement mon salaire »

Comme je suis membre du comité directeur de l'UNFP, j'en ai aussi profité pour faire un point avec lui sur le chômage partiel, afin que je puisse expliquer aux joueurs ce dont il retourne. Au SCO, nous sommes au chômage partiel depuis la mi-mars. Là, nous attendons le résultat des discussions entre le groupe de travail de la Ligue et les représentants de l'UNFP sur une éventuelle baisse temporaire des salaires des joueurs.
On est tous intelligents, on travaille tous pour un club. C'est important que nos clubs soient en bonne santé. À Angers, je serai ouvert à baisser temporairement mon salaire, avant de retrouver le restant dû quand les droits télé auront été versés aux clubs.

« En duplex dans L'Équipe de soir »

Après déjeuner, on a fait une bonne petite sieste. Dans l'après-midi, j'ai fait mon petit footing, avant de me mettre sur la terrasse faire mon petit circuit-training. Après je suis vite allé à la douche, avant de faire un duplex en direct sur Skype dans L'Équipe du soir. Un rendez-vous qu'on avait calé un peu plus tôt dans l'après-midi avec La chaîne L'Équipe. Pour être au calme, je me suis isolé dans la chambre de Mila, pendant que les filles et Malone étaient dans le salon. C'est la première fois que je participais à l'émission. J'ai trouvé ça intéressant, assez interactif.
Je n'ai pas pu résister à faire une petite dédicace à Mathias Pereira-Lage, notre "Père Castor". Le meilleur binôme au club, c'est lui et Thomas Mangani. Des fois, ils parlent, ils parlent, ils parlent... Alors, au bout d'un moment, avec les autres joueurs, on se tourne vers eux et on leur dit : "Mais elle est longue votre histoire !" Alors mardi matin, Mathias ne s'est pas fait prier pour me chambrer. Il m'a écrit un petit message : "Ne m'appelle plus jamais « Père Castor », parce que c'est toi le « Père Castor » qui raconte des histoires en ce moment, avec ta saga dans L'Équipe (rires)." »
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :