Le Napolitain Kalidou Koulibaly avait été victime de cris de singe. ( F. De Martino/IPP/Presse Sports)
Italie

La fédération italienne durcit la procédure en cas de cris racistes

La fédération italienne de football (FIGC) a annoncé mercredi un durcissement de la procédure en cas de cris racistes dans les stades, quelques semaines après l'affaire Koulibaly.

La fédération italienne de football (FIGC) a annoncé mercredi une simplification et un durcissement de la procédure mise en oeuvre en cas de cris racistes dans les stades, après l'émotion suscitée par des incidents récents. Désormais, en cas de cris ou comportements racistes signalés par les délégués fédéraux ou par les responsables de l'ordre public, le match sera immédiatement arrêté de façon temporaire et les joueurs réunis au milieu de terrain. Une annonce sera alors faite par le speaker du stade, à jeu arrêté. En cas de deuxième signalisation, les joueurs rentreront aux vestiaires. La responsabilité de reprendre ou d'arrêter définitivement le match reste dans les mains représentant de l'ordre public.
Auparavant, la suspension du match ne pouvait intervenir qu'au bout de trois annonces effectuées par le speaker. Le président de la fédération italienne Gabriele Gravina a rappelé que « l'hypothèse d'une suspension créait un préjudice d'image pour le football italien et pour les vrais supporters ». « Les responsabilités doivent être individuelles et non collectives. Mais il faut faire quelque chose pour que le vrai football puisse triompher. Il faut dépasser ces incidents avec un supportérisme sain », a ajouté Gravina, cité dans un communiqué de la FIGC.

Koulibaly, une des dernières victimes

Le 26 décembre, le défenseur franco-sénégalais de Naples, Kalidou Koulibaly, avait été visé par des cris de singe à plusieurs reprises lors d'un match disputé à Milan contre l'Inter, notamment au moment de son expulsion pour un deuxième carton jaune. Selon son entraîneur Carlo Ancelotti, le staff napolitain avait demandé à plusieurs reprises mais en vain l'interruption du match à cause de ces cris racistes.
Phénomène récurrent dans le football italien, les cris de singe qui ont visé Koulibaly au stade San-Siro donnent rarement lieu à d'autres punitions que des amendes ou des fermetures de stade ou de tribunes avec sursis. Mais cette fois, l'Inter avait été punie plus durement, avec deux matches à huis clos total et un à huis clos partiel.
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :