Soccer Football - International Friendly - Brazil v Argentina - King Saud University Stadium, Riyadh, Saudi Arabia - November 15, 2019   Argentina's Lionel Messi in action   REUTERS/Ahmed Yosri (Reuters)
Amical

L'Argentine éteint le Brésil grâce à un but de Messi (1-0)

Disciplinés et solides défensivement, les Argentins ont logiquement battu un Brésil en manque d'idées, vendredi soir en match amical à Riyad (1-0). Et Messi a marqué.

La leçon : Le Brésil ne gagne plus, Messi tient sa revanche

Depuis son sacre à la dernière Copa America, le 7 juillet, le Brésil n'avance plus. Son bilan en cinq matches amicaux ? Trois nuls, et deux défaites, la dernière en date face à l'Argentine ce vendredi soir, à Riyad (0-1). Dominateurs pendant une heure, les hommes de Tite se sont montrés beaucoup trop brouillons offensivement pour espérer mieux face à des Argentins disciplinés et solides défensivement. Lionel Messi, lui, faisait son retour de suspension après ses déclarations contre l'arbitrage au soir de l'élimination face au Brésil, en demi-finales de la Copa. Et il en a profité pour inscrire l'unique but du match, celui de la victoire des siens (1-0).

Après dix grosses minutes de jeu, la différence entre les deux équipes semblait pourtant criante, la Seleçao monopolisant le ballon et poussant l'arrière-garde adverse dans ses derniers retranchements au prix d'un pressing très haut et agressif. On pensait même la voir ouvrir le score sur penalty, pour une faute de Paredes dans la surface. Mais Gabriel Jesus, un peu trop nonchalant, tirait à côté (10e). Certainement le tournant du match. Car quelques minutes plus tard, Lionel Messi provoquait lui aussi un penalty qu'il transformait en deux temps, après un premier renvoi d'Alisson (15e). Les débats perdaient alors en intensité, mais pas en termes d'engagement, les deux équipes se rendant coup pour coup, au sens propre du terme.
Un Brésil quasiment inoffensif
Assez stérile offensivement, l'Argentine aurait toutefois pu doubler la mise juste avant la pause par Messi, qui butait toutefois sur le portier adverse. Le Brésil avait beau avoir le ballon, il n'en faisait pas grand-chose de bon. Hormis sur un centre-tir vicieux de Paqueta (38e), Andrada n'avait quasiment pas tremblé avant la pause. Après non plus, les deux blocs, bien en place, ne laissant aucun espace à l'adversaire. Le spectacle proposé devenait alors de plus en plus laborieux, jusqu'à une fin de match où les hommes de Scaloni passaient tout près de doubler la mise (75e, 77e, 82). Mais le score ne bougeait plus.

Le gagnant : Scaloni sur sa lancée

Il a beau effectuer des changements réguliers au sein de son groupe, et même de son onze de départ, depuis la dernière Copa America, Lionel Scaloni n'en propose pas moins une copie souvent cohérente. Après les larges succès face au Mexique (4-0) et l'Equateur (6-1), et le bon nul ramené d'Allemagne (2-2), son équipe a cette fois remporté le Superclasico sans qu'il n'y ait grand-chose à en redire. Appliqués, ses hommes ont énormément travaillé défensivement, tout en profitant de la rapidité d'Ocampos ou du génie de Messi pour piquer en contre. Et le score aurait pu être bien plus favorable si ses hommes avaient été un peu plus adroits dans le dernier geste en fin de rencontre. Mais cette victoire suffira certainement à son bonheur...

Le perdant : Paqueta à côté de la plaque

Neymar absent, on attendait de Lucas Paqueta qu'il prenne le jeu à son compte et qu'il guide les offensives brésiliennes. On attend toujours. Incapable de se sortir du pressing adverse, la jeune pépite du Milan a traversé la première période comme un fantôme. Emprunté, trop lent dans ses transmissions, il n'a jamais été dans le bon tempo. Son seul fait d'armes, un centre-tir dévissé mais hors-cadre (38e). Insuffisant, forcément. Il a d'ailleurs quitté ses coéquipiers à la pause, remplacé par Philippe Coutinho.
Bruno Rodrigues
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