pavard (benjamin) (A.Reau/L'Equipe)
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À lire cette semaine dans France Football, l'entretien avec Benjamin Pavard : «Prêt à aller à la Coupe du monde comme troisième gardien»

Surprise de la dernière liste de Didier Deschamps, le jeune défenseur de Stuttgart rêve désormais d'accrocher le groupe des 23 pour la Coupe du monde en Russie.

Sa première convocation chez les Bleus

«J'appelle tout de suite mes parents, ils sont en pleurs. Ils m'annoncent que je suis sélectionné. Sur le coup, je n'y crois pas et après quelques secondes, je me mets aussi à pleurer. Après avoir raccroché, je vais voir la liste, j'y suis. Mon cœur battait à dix mille à l'heure.»

Sa première sélection

«Ce qui m'a fait bizarre, c'est d'avoir mon nom derrière le maillot de l'équipe de France. En Espoirs, on n'a pas ça. Quand je rentre, je ne fais attention à rien, je ne pense à rien, je n'entends rien. Je suis dans ma bulle alors que mes parents et mon agent sont dans les tribunes. C'est seulement au coup de sifflet final que je me suis arrêté deux secondes pour regarder le stade et que je me suis dit : "Ah ouais, c'était ta première sélection... C'est quand même énorme".»

Sa polyvalence

«Récemment, Mario Gomez (attaquant international allemand de Stuttgart) m'a appelé Lilian Thuram. Un kiné m'a même dit que je lui faisais penser à Franz Beckenbauer. Beaucoup de joueurs sont capables d'évoluer à différents postes. Thuram l'a fait. Ramos a commencé à droite. Marquinhos aussi peut jouer sur un côté. Même en 6, ça me plait. Cette saison, j'ai joué devant la défense contre Augsbourg, à domicile. J'avais couru douze kilomètres pendant ce match.»

L'Allemagne

«L'Allemagne m'a appris la rigueur. Au début, le coach (Hannes Wolf, licencié en début d'année, et remplacé par Tayfun Korkut) me gueulait beaucoup dessus. Il m'observait et ne me lâchait pas. Je faisais des choses qui ne servaient à rien, des petits extérieurs ou des sombreros qui ne lui plaisaient pas. Il avait raison, je l'ai remercié pour ça. Aujourd'hui, je ne prends plus ce genre de risques et je dégage le ballon. Je me sens épanoui. L'Allemagne m'a fait énormément évoluer.»

Lille, son club formateur

«Lille était mon club de cœur, mais je ne sentais plus la confiance, je sentais que je n'allais plus avoir de temps de jeu. Je devais penser à ma carrière, à enchaîner les matches. J'ai préféré aller voir ailleurs pour avoir du temps de jeu.»

La Coupe du monde en Russie

«S'il le faut, je suis prêt à être gardien. Même remplaçant, ça me va. Franchement, être dans les 23 ce serait... (Il s'arrête) Vous imaginez, jouer une Coupe du monde ? Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux pour un footballeur ? Pas grand-chose.»
À lire, dans le France Football actuellement en kiosques ou ici en version numérique, l'intégralité de l'entretien avec Benjamin Pavard : «Même remplaçant, ça me va.»

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